Suivi épidémiologique

Le saviez-vous ?
Obépine est aussi le nom d’un réseau de surveillance des eaux usées, opérationnel en France depuis fin 2020 et regroupant 150 stations d’épuration.

Ce réseau est capable de mesurer la présence de SRAS-Cov2 dans les eaux usées, tous variants confondus. Plus il y a de virus, plus il y a de personnes contaminées dans le bassin versant de la station d’épuration.

Et comme les personnes contaminées rejettent ce virus quelques jours avant de, peut-être, devenir symptomatiques, cette mesure permet de mesurer la circulation du virus sur le territoire, et d’en déduire des tendances d’évolution à 7 et 30 jours.

La carte des tendances https://www.reseau-obepine.fr/carte-des-tendances/

Les courbes de tendance par collectivité https://www.reseau-obepine.fr/donnees-ouvertes/

En aviez-vous entendu parler dans la presse ?

L’Union Européenne a recommandé aux Etats membres de s’équiper de réseaux similaires (Recommandation UE 2021/472) et Obépine a bénéficié de subventions publiques (3.5 millions €) pour construire un réseau dynamique couvrant tout le territoire, y compris l’outre-mer. (revue Enjeux, de l’AFNOR – Association Française de Normalisation, n°415 juin 2021, p13-14)

Je n’ai pas retrouvé les données Obépine dans GEODES (Géo données en santé publique), qui pourtant regroupe les indicateurs de suivi épidémiologique de la Covid-19.

Sont-elles utilisées par les autorités de santé ?

A voir car le Figaro publie le 10/06/2021 : « Une nouvelle structure de surveillance des traces de virus dans les eaux usées devrait voir le jour, mais les dispositifs déjà existants n’y ont pas été intégrés. »

Ca me fait penser au réseau de surveillance épidémiologique « Sentinelle » qui a fait ses preuves depuis tellement d’années, qui a intégré la surveillance du SRAS-COV2 depuis le début de l’épidémie, et dont les données sont étrangement absentes des débats lorsqu’il s’agit d’évaluer la situation sanitaire du pays. Il faut dire que Sentinelle ne suit que les malades qui vont consulter leur généraliste.

Avec Obépine et Sentinelle, nous avons pourtant deux outils de suivi dont la fiabilité n’est pas contestée et qui tracent l’épidémie en amont de manière large (symptomatiques et asymptomatiques) et en aval de manière précise (identification du virus cause des symptômes).

Alors pourquoi continue-t-on à se baser sur des tests PCR coûteux et dont la fiabilité pose question ?

Mystère…

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Merci Suricate, j’ai les mêmes infos …je n’ai pas eu le temps d’aller plus en avant sur le sujet…mais effectivement, ce sont là des questionnements légitimes et qui posent tout l’enjeu d’une véritable transparence et d’un accés libre, vérifiable et claire aux données autres que ces sempiternels taux d’incidence et de nombre de contaminations (vraiment vérifiables ceux-là ?)…et si les médias ayant “pignon sur rue” voulaient faire leur boulot …

Petit aparté : « L’expression [pignon sur rue] désignait donc les gens riches puis les riches commerçants. Aujourd’hui, elle a perdu sa notion de “richesse” pour désigner un commerçant qui jouit d’une notoriété et donc donne une impression d’honnêteté. » …honnêteté ?…peut-on accoler ce vocable aux médias ayant… pignon sur rue ? Je plaisante
:wink:

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Au Royaume Uni, selon les données officielles :
15/07/2021 : 60 703 cas positifs vs 02/01/2021 : 60 794 cas positifs
15/07/2021 : 35 543 321 personnes vaccinées 2 doses (67,2 %) vs 10/01/2021 : 391 399 (0,7 % - pas de chiffre disponible pour le 2 janvier)
https://coronavirus.data.gov.uk/details/cases
Alors quand on me dit que le vaccin est LA SEULE solution pour freiner l’épidémie, je sens la moutarde me monter au nez.

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