Reservoir digestif du virus, une hypothèse en lien avec l'histoire récente de l'ivermectine

bonjour

lorsque l’ivermectine a été évoquée (et tentée) comme traitement potentiel, notamment en phase précoce, les études étaient très positives concernant cette molécule in vitro. Puis, il semble que l’intérêt de cette molécule fût fortement suspectée dans les pays d’Afrique qui utilisaient une chimio-prophylaxie pour une autre maladie (parasitose endémique), et qui, curieusement, avaient des taux d’incidence du covid significativement plus bas que d’autres pays d’Afrique qui n’utilisait pas l’ivermectine.

Lorsque les médecins ont débuté des traitements par ivermectine et que des résultats positifs ont été enregistrés, des études sur de petits échantillons ont vu le jour, et j’ai le souvenir d’une étude sur son usage chez le personnel soignant d’hôpital qui recevait régulièrement des patients covid. Cette étude mettait en évidence une différence significative d’incidence de la maladie par l’usage de l’ivermectine, en prévention, sur le groupe des soignants qui en avait pris, vs le groupe qui n’en avait pas pris.

Bien.

Les contradicteurs à l’efficacité de l’ivermectine ont alors avancé l’argument que l’ivermectine n’a pas de diffusion tissulaire pulmonaire suffisante pour pouvoir extrapoler de son action in vitro, à son action in vivo. Et que, par conséquent, l’ivermectine ne soignerait pas le covid.

Il est vrai, si on peut en juger par la pharmacologie de l’ivermectine, que son métabolisme est essentiellement digestif, avec une absorption digestive rapide, un pic de concentration plasmatique atteint après 4 heures, et une élimination essentiellement fécale (moins d’un % dans les urines).

Alors comment expliquer son action sur l’expression respiratoire de la maladie, qui a été constatée depuis tous ces derniers mois ?

Une hypothèse serait celle du portage digestif. Je ne peux m’empêcher de faire le lien avec le travail sur les eaux usées de l’IHU de Marseille à ce sujet. Je vous laisse revoir ça sur youtube.

Si on regarde objectivement l’ensemble de ces points de détails, l’hypothèse du reservoir digestif fait du sens. Et elle expliquerait, au moins en partie, l’action respiratoire de l’ivermectine sur le(s) coronavirus: précisément par son action de réduction de la charge virale digestive.

Comprenez ma représentation du la maladie:
au stade ou nous sommes arrivés, il est possible que nous soyons passés de la pandémie à l’endémie. Les pics d’épidémie concernant toujours des mutants, en quelque sorte des rejetons de la souche de fin 2019-début 2020. Sous quelle pression ils émergent est un autre débat, mais si on considère la possibilité que nous soyons tous porteurs sains, les périodes qui se situent entre deux pics pourraient bien être en fait une forme de portage digestif endémique.

Dès lors, nous aurions là une voie à la prévention qui mérite l’attention. En plus de celle du traitement bien entendu.
Et qui ne s’arrêterait pas au simple usage de l’ivermectine, mais aussi à la reprise de la réflexion sur le(s) mode(s) de contamination et les moyens d’en adopter une hygiène sensée.

Je ne me suis pas présenté: je suis médecin depuis plus de 20 ans.

merci pour votre attention

Phil

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Merci à vous de partager ces pistes de réflexion intéressantes.

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