Questions sur l'article du nejm sur la phase 3 du moderna

Bonjour,
Une étude sur la phase 3 du moderna a été publiée en février 2021.
https://www.nejm.org/doi/10.1056/NEJMoa2035389
Je n’ai pas du tout le niveau pour examiner tout l’aspect statistique, entre autres, mais il y a quand même des données intéressantes à glaner.
Il me semble comprendre qu’ils ont fait le test sur 14 073 personnes pour chaque groupe (vaccinés contre placébo), or ils semblent dire dans l’article qu’au final, à 63 jours après injection, ils ont eu un total de 196 cas de covid, 11 chez les vaccinés et 186 chez les placébos. (d’ailleurs, je n’ai pas réussi à comprendre, j’ai l’impression que c’est après la seconde injection, mais pas certain, si quelqu’un pouvait confirmer…)
Ok, ça montre que le vaccin semble efficace (au passage on note la méthode de “calcul” de la fameuse “efficacité” du vaccin: sur 197 cas de covid, 11 chez les vaccinés représentent les fameux 5.6% “d’échec” de la protection vaccinale, et donc 94.4% “d’efficacité”…), bref, qu’il soit efficace, tant mieux, mais ce qui m’intéresse, c’est que 186 cas sur 14 073 cobayes, ça fait 1.32% de taux d’infection dans le groupe placébo, c’est peu… Vraiment très peu…
Et au final, on a 30 cas graves de maladie dans le groupe placébo, dont 1 mort (contre aucun sur le groupe de vaccinés)… Sur 14 073 personnes… donc, 0.2% du total, et sur 186 cas, 16% de développer une forme grave et 0.53% de mortalité.
Pour comparaison, avec 5.5 millions de cas avérés en France et 32 millions aux US, ça nous fait un taux d’infection compris entre 8% et 10% de la population totale, la différence est énorme…Pourquoi?
Déjà, je note que les 14073 cobayes du groupe témoin étaient de fait volontaires pour se faire injecter un vaccin expérimental, ce qui n’est pas rien et me laisse supposer qu’ils étaient particulièrement attentifs aux gestes barrières, ce qui pourrait expliquer un nombre inférieur à une moyenne de cas d’infection.

L’autre facteur que je vois, c’est le temps: 63 jours après vaccination d’étude, c’est super court, de base, et pas comparable aux 15 mois cumulés d’exposition constatés en France et aux US.

De plus, on note que lors de la première injection, près de 1 000 participants ont été retirés de l’étude, dont, en particulier 114 personnes qui ont eu la COVID 19 avant leur seconde injection, dans un rapport de 45 cas chez les “vaccinés” et 69 dans le groupe témoin -ce qui d’emblée change la donne du résultat final, mais pas suffisamment pour approcher les 8% à 10% du monde “réel”

Et là, on réalise qu’ils n’ont testé personne en amont de l’expérience, et seulement les malades symptomatiques à la sortie, ce qui fait qu’on a aucune donnée sur les porteurs sains qui ont pu participer à l’expérience, ou qui ont été infectés pendant l’expérience.
Bref, des éléments qui confirment des éléments aussi bien en faveur que contre ce vaccin, mais il faudrait faire vérifier ça par quelqu’un qui comprend 100% de l’article, un spécialiste…

J’en viens donc à mes questions (enfin!! ^^):
Est-il normal d’avoir un délai si court pour un article sur la phase 3 (récolte de données limitée à 63 jours médians après injection)? D’ailleurs, quelles sont les étapes et quels sont les délais “habituels” pour les études de ces phases de développement?
Ma remarque sur le faible taux d’infection est-elle pertinente, ou est-ce “normal” d’avoir une telle différence (rééquilibrage fait par l’étude statistique, peut-être? J’y connais que pouic en stat… ^^)
Car si je prends ces données “brut de décoffrage”, il me semble pouvoir en déduire que l’efficacité des gestes barrières, lorsqu’ils sont respectés, offrent une protection remarquable contre ce virus…
…Ce qui me conforterait dans mon expérience jusqu’ici (je suis à un poste exposé, à recevoir du public, un public à risque, avec rarement plus de 25% de télétravail)

J’avais cru comprendre que sur les phase 3, on en profitait pour tenter d’identifier un max d’effets indésirables, secondaires du vaccin.
Peut-on vraiment prétendre accomplir cela en moins de trois de collecte de données?
Il me semble que ça se limiterait juste à des réactions de type “allergique” et non à des effets induits par interférence de mécanismes “normaux” du corps, et du système immunitaire en particulier, non?

Du coup, je me demande si on a une idée du temps que met à se déclencher une maladie de type auto-immune (j’imagine que c’est très variable selon les cas, mais peut-être existe t-il des échelles de temps où l’on pense que le risque est vraiment “minime”
Merci de vos réponses, ou de redirection vers des liens qui me permettent de m’informer et comprendre…

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Sacré boulot, merci !..
Je ne suis pas du tout dans la branche (retraité contrôle aérien) mais j’avais cru comprendre qu’en tout état de cause une phase 3 de vaccin devrait s’étaler sur plusieurs années : nous sommes donc très, très, très, loin du compte, et cela pour chacun des 4 vaccins actuellement utilisés…
Les 4 labos (Pfizer, Astrazeneca, Moderna et Janssen) s’offrent ainsi, sur le dos du troupeau, et sans aucun risques
(puisque les États ont décidé de prendre à leur charge tous les frais civils pouvant être induits par d’éventuels effets indésirables),
une cohorte “phase 3” géante et multi-ethnique, de plusieurs milliards de “volontaires”…
Sacrée aubaine !!!

Malheureusement la durée d’apparition d’effets indésirables peut s’étaler sur de très nombreuses années car les labos n’hésitent pas à faire traîner les procédures en utilisant toutes les ficelles de nos magnifiques procédures juridiques (“procès-appel-cassation”, tant appréciées de nos politiques), et jusqu’au bout du bout…

Pour mémoire :

  • Médiator : sorti en 1975, 2000 morts (officiels, mais très probablement beaucoup plus en réalité), retiré du marché en 2010 (35 ans plus tard !!!), Servier (mort entre-temps, lol…) est partiellement innocenté en première instance en avril dernier mais le parquet fait appel : à suivre, et nous en sommes déjà à 46 ans après la sortie du poison : bonjour les pauvres gens ayant eu à en subir les premiers effets ! (“Heureusement”, la plupart sont morts entre-temps… Comme pour l’amiante…).
  • Distilbène : utilisé de 1955 à 1977, censé prévenir les fausses couches il est distribué à 160.000 femmes mais il faudra attendre 15 ans pour voir aboutir les premières plaintes pour cancers génitaux. Des gênes mutés étant transmissibles de mère à fille, ma mère avait bouffé cette cochonnerie et ma sœur en est morte de cancer 30 ans plus tard.
    Des pourvois en cassation sont toujours en cours contre UCB pharma et Novartis, plus de 60 ans après la sortie de la molécule.
  • Le Vioxx a sévi de 1994 à 2004. On lui impute 160.000 crises cardiaques et/ou AVC et 40.000 décès. Les premiers doutes apparaissent en 2001 (JAMA), mais des procès sont toujours en cours.
    En 2011 le labo MERCK est condamné à payer un peu moins d’1 milliard à l’état américain pour
    « fausses déclarations sur la sécurité de son médicament aux fins d’augmenter ses ventes »,
    mais il s’en fout : son médoc lui a rapporté 3 fois plus…

… Le “Bénéfice-risque”, ça ne vous rappelle pas quelque chose ?..

Etc, etc, etc…

Pour les labos géants de Big pharma peu importe le risque à long terme et les couts des procès éventuels, qu’ils provisionnent dans leurs comptabilité dès la création du produit : ils savent très bien que, quoiqu’il arrive, non seulement ils seront largement gagnants mais que, de plus, les procédures s’étalant toujours sur des dizaines d’années, ce ne sont pas eux qui paieront mais leurs (éventuels) successeurs : rien à foutre, pendant tout ce temps ils se seront gravement gavés et auront eu la belle vie,
et après eux, le déluge…

Pour résumer les réponses à vos interrogations : les 4 vaccins actuellement distribués sont bel et bien toujours, et au moins jusqu’à l’année prochaine, en phase 3 (donc en phase d’essais), raison pour laquelle ils n’ont obtenu qu’une AMM spéciale “d’état d’urgence”,
et pour ce qui est des effets secondaires, personne ne peut dire dans quels délais ils continueront à apparaitre. Je dis bien “continueront”, puisqu’il y en a déjà des centaines de milliers remontés en pharmacovigilance à travers le monde et, comme je le détaillais il y a quelques jours (sujet “pharmacovigilance vaccins”, salon 1), nous en sommes déjà, rien qu’en Europe, à 14000 morts officiellement recensés par la Base de données Européenne sur les effets indésirables des médicaments : https://www.adrreports.eu/fr/index.html.

Merci encore pour votre article, et ne vous faites surtout pas vacciner : prenez des vitamines C et D, du zinc, et trouvez un médecin pour vous prescrire de l’Ivermectine et de l’azithromycine (perso j’en ai acheté en Inde sur Internet…) dès les premiers symptômes (si vous deviez attraper ce virus, ce qui est loin d’être certain) : vous vous en sortirez très bien avec quelques jours, au pire, de fièvre et de fatigue, puis vous serez naturellement immunisé et sortirez de là plus résistant et encore en meilleure santé qu’avant de “tomber” malade !..
;o))
Bonne soirée

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Merci :+1: pour ces rappels bien détaillés des crimes passés de Big Pharma … :worried: :angry:

Ce sera très utile à rappeler à ceux, dans nos entourages, qui suivent le mouvement et vont recevoir leur injection en se convaincant que les vaccins sont sûrs, parce que “le gouvernement et les médias le diraient sinon”. :roll_eyes: :worried: :worried:

Edit : et pour compléter cette liste de méfaits, voici un article assez bien fait sur les affaires de Big Pharma des dernières années : https://www.dreuz.info/2021/06/02/corruption-de-bigpharma-a-lechelon-mondial-allo-tonton-pourquoi-tu-tousses/

2004 – Pfizer. 435 millions $. Warner-Lambert (racheté par Pfizer en 2000) a plaidé coupable pour résoudre les accusations criminelles et les responsabilités civiles liées à la promotion illégale et frauduleuse par sa division Parke-Davis d’utilisations non approuvées du Neurontin, l’un de ses médicaments. Warner-Lambert a fait la promotion du Neurontin même lorsque des études scientifiques avaient montré qu’il n’était pas efficace. […]
2009 – Pfizer. Montant du règlement : 2,3 milliards de dollars. Médicaments concernés : L’antipsychotique atypique Geodon (ziprasidone) ; les analgésiques Bextra (valdecoxib) et Lyrica (pregabalin) ; et autres. Poursuites pénales ? Oui […]
2009 – Pfizer. Pfizer a signé le 30 juillet un accord avec l’Etat de Kano, au nord du Nigeria, pour verser des indemnisations de 75 millions de dollars après des tests médicaux qui auraient entraîné la mort d’au moins onze enfants et des dommages physiques à 189 autres, dont la cécité, la surdité, des dommages cérébraux et des paralysies.
2010 – AstraZeneca. Montant du règlement : 520 millions de dollars. Médicaments concernés : L’antipsychotique atypique Seroquel (quétiapine). Poursuites pénales ? Aucune.
Les accusations portées contre AstraZeneca concernent la commercialisation illégale du Seroquel auprès des personnes âgées et des enfants pour le traitement d’affections pour lesquelles il n’a pas été jugé sûr ou efficace, notamment l’insomnie et l’anxiété.
2012 – Pfizer devrait verser un total d’environ 1,2 milliard de dollars pour régler les procès dans lesquels les effets secondaires du Prempro auraient provoqué un cancer du sein chez les femmes.
2013 – Johnson & Johnson. Montant du règlement : 2 milliards de dollars. Médicaments concernés : Les antipsychotiques atypiques Risperdal (rispéridone), Invega (palipéridone) et le médicament pour le cœur Natrecor (nesiritide). Poursuites criminelles ? Oui
Les deux antipsychotiques de J&J ont été largement commercialisés auprès des pédopsychiatres et des médecins traitants les personnes âgées en dépit des risques connus et de l’absence de preuves de leurs bienfaits.
La société a caché les données concernant le lien entre les médicaments et la prise de poids et le diabète.
Etc …
Source : https://www.dreuz.info/2021/06/02/corruption-de-bigpharma-a-lechelon-mondial-allo-tonton-pourquoi-tu-tousses/

La corruption de Big Pharma n’est définitivement pas une théorie du complot ! :angry: :rage:

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C’est écrit dans l’article ‘‘primary end point’’, c’était pareil pour Pfizer ‘‘résultats préliminaires’’.
C’est défini dans le protocole général de phase3 (pour que l’étude soit validée), les étapes et les critères évalués, ainsi que la transmission des données aux autorités, etc… Bref, les critères permettant de valider une AMM conditionnelle.

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Non, bien évidemment, c’est absolument anormal…
Une phase 3 dure généralement quelques années, ici on est à quelques mois, sous couverture d’une “AMM conditionnelle” ou d’une “AMM sous circonstances exceptionnelles”…
Vous trouverez à ce lien https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC7810026/ la description de tous les types d’AMM,
l’ “AMM sous couverture exceptionnelle” étant décrite au paragraphe 2.2.1 II B2 :

2.2.1. II B2 Un vaccin par AMM sous « circonstances exceptionnelles »
La directive 2001/83/CE consolidée prévoit dans son article 22 qu’une AMM peut être délivrée, même en l’absence de toutes les données normalement requises19 , qui ne pourront pas être fournies même par la suite. En contrepartie, des obligations spécifiques peuvent s’appliquer20 et l’AMM est réévaluée tous les ans [7]. Notons que dans le cas d’une AMM sous circonstances exceptionnelles, il n’y a normalement pas d’autorisation de mise sur le marché standard [7], [8].
Cette disposition est applicable pour les vaccins, qui nécessitent un développement rapide pour endiguer une épidémie nouvelle (comme la pandémie à SARS-CoV-2 que nous connaissons). Ainsi, cette AMM sous circonstance exceptionnelle a déjà été utilisée par le passé lors de la pandémie de grippe A type H1N1 de 2009 avec le vaccin Pandemrix®. En médecine vétérinaire, Bovilis® SBV et SBVVAX® avaient obtenu une telle AMM21 .
Pourtant ce statut d’AMM sous circonstances exceptionnelles est bien plus adapté aux médicaments orphelins qu’aux vaccins, c’est pourquoi dans le cas de la pandémie actuelle c’est le statut d’AMM conditionnelle qui a été demandé pour le vaccin BNT162b2 (Pfizer/BioNTech) et pour le vaccin mRNA1273r (Moderna)[9], [10].

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Merci de vos réponses, et pour les liens, en plus, ça confirme pas mal de choses pour moi!
Au passage, avez-vous vu l’article dans advance science?

un résumé en anglais dans science daily (New discovery shows human cells can write RNA sequences into DNA -- ScienceDaily) Indique clairement qu’il est possible que les fragments d’ARN soient utilisés pour réparer de l’ADN, donc d’intégrer le “message ARN” dans l’ADN…
Bonne nouvelle pour la recherche contre les maladies génétiques, mais quid des vaccins à ARN messager? O-°

Merci! J’avais loupé ça!

lien super intéressant, même si j’ai un doute sur ses conclusions. Ce qui m’embête le plus, c’est de voir ces procédures accélérées et autres “exceptions” être utilisées de plus en plus…