L'épandage des boues issues du traitement des eaux usées pendant le Covid-19 : désinformation, capitalisme et responsabilité

Chères toutes et chers tous,

Je commencerai par un truisme qui, malheureusement, doit être régulièrement rappelé : le capitalisme est une pieuvre aux tentacules immenses, un kraken insatiable. Il a arboré le visage du clown Ronald de McDo (licencié depuis !), remplacé par le slogan pervers et faussement œcuménique, “venez comme vous êtes”, et aujourd’hui, il prend l’aspect conquérant sans limite d’un Elon Musk aux manettes de SpaceX …raccourci absurde diront ses thuriféraires, triste vérité répondront ses opposants. Mais c’est à l’aune d’un capitalisme qui se targue d’humanisme – un “capitalisme à visage humain” aussi crédible que les Thénardier se revendiquant de l’Abbé Pierre - que les médias ont outrageusement bafoué leur rôle de contre-pouvoir. En simplifiant à l’extrême les enjeux économiques de la gestion du Covid par ce gouvernement : se faire vacciner pour circuler sans entrave, pour être libres de vaquer à ce quoi bon nous semble ; ainsi, ils occultent les enjeux sanitaires majeurs et les carences des modèles de gouvernance existants.

Plus sournoisement, c’est dans la réalité complexe de notre maillage industriel et techniciste que la césure - entre les citoyens qui s’informent et qui savent (ou qui essaient de savoir) et ceux qui ne veulent pas savoir (une forme de cécité mentale volontaire) - se fait. Les médias – en bons petit soldats du gouvernement - nous focalisent sur le nombre exponentiel de contaminations journalières due à notre supposée irresponsabilité de non-vaccinés (peut-être serait-ce notre appellation définitive dans un futur proche, ce qui justifierait sémantiquement notre exclusion définitive de toute vie sociale – sauf repentance). Alors qu’au-delà du Covid, c’est un tout autre “virus” qu’il faut combattre, autrement plus destructeur…il s’agit du " bacille de l’esprit ", ce syndrome du refus de la pensée complexe, l’antidote unique et définitif réside dans la responsabilité individuelle au service du collectif. Victor Hugo décrit merveilleusement cet antidote “… civiliser les hommes par le calme rayonnement de la pensée sur leurs têtes”.

Je vous laisse maintenant exercer le maniement de la pensée complexe avec un cas d’école non répertorié dans les médias et pourtant symptomatique des dérives législatives du politique qui fait fi d’une réalité sanitaire inquiétante qui existait bien avant le Covid…je m’évite ici une douloureuse litanie en vous laissant égrener la liste des pitoyables et délétères manœuvres gouvernementales au fil de ces dernières années.

Sans plus tarder…lisez donc ce qui suit…la pieuvre me paraît engluée…

Arrêté du 20 avril 2021 modifiant l’arrêté du 30 avril 2020 précisant les modalités d’épandage des boues issues du traitement des eaux usées urbaines pendant la période de covid-19 :

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000043534752

(…) Ces obligations supposaient des surcoûts financiers importants pour les gestionnaires des stations d’épuration et donc les collectivités. C’est pourquoi le ministère de la Transition écologique avait annoncé la préparation d’un arrêté modificatif

Ce nouvel arrêté du 20 avril rajoute deux nouveaux cas dans lesquels les boues extraites après le début d’exposition à risques pour le covid-19 peuvent être épandues sur les sols agricoles, en forêt ou à des fins de végétalisation ou de reconstitution de sols

…et voici le retour sur le sujet d’un professionnel de la profession, avocat de son état.

Epandage des boues et Covid-19… encore un texte]

… si, afin de saisir les tenants et les aboutissants de cet "Arrêté du 20 avril 2021 ", vous avez pu aller jusqu’au terme des textes de lois, des liens juridiques, de la composition des différents protagonistes (Ministère de la Transition écologique, Comité national de l’eau, Conseil supérieur de la prévention des risques technologiques, Conseil national de l’évaluation des normes, STEP, FNCCR…), soyez réjouis, vous survivrez à tous les boniments et autres mensonges de ce gouvernement autocratique car vous serez rompus à l’exercice de l’analyse des manipulations mentales…enfin, je l’espère…

Á la lecture de ce monceau de textes abscons suscités par ledit arrêté, je vous annonce de moins heureuses nouvelles. Si nous refusons légitiment d’être vaccinés car nous sommes pour la majeure partie d’entre nous en bonne santé - et nous n’avons aucune confiance en ces vaccins et en leurs prescripteurs, profitons-en, ça ne va pas durer ! Oui… vous savez la santé…la nôtre – celle qui préoccupe tant nos édiles - …et bien cette santé ne vas pas longtemps rester “bonne” si j’en crois ce que nous réservent nos élus - plus du tout représentatifs et encore moins démocratiques. Pour préserver notre santé et nos libertés, suivons le précepte de Victor Hugo et que la pensée rayonne sur nos têtes.

2021-07-23T19:00:00Z

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@alain, pardonnez-moi mon ignorance.
Mais cette modification implique quoi exactement ?
Si j’ai bien compris, l’épandage des boues est un processus qui permet la fertilisation des sols et qu’à partir de du 20 avril 2021:

“Les boues doivent être extraites après une mise au repos du dispositif de traitement pendant au moins un an, sans que celle-ci n’entraîne de dysfonctionnement du système d’assainissement.”

Par rapport à combien de temps auparavant ?

En lisant l’article, j’ai eu l’impression que quelque chose de très mauvais pointe à l’horizon, mais je n’arrive pas à définir quoi.

Bonjour, je pense qu’ils visent la contamination via les cultures et l’eau du robinet !!

@nancy j’avais pensé à ça aussi, mais je vois encore une autre possibilité, sauf que je ne connais rien sur le processus “normal” par rapport au temps de repos des boués. Ça a augmenté ou ça a diminué ?

Peut être que c’est même pas un point clé, mais ça m’a interpellé.

@Taurion et @nancy

Veuillez tout d’abord m’excuser pour ma réponse tardive mais je ne lis vos messages qu’à l’instant.

Actuellement en déplacement, je ne peux vous répondre de manière détaillée mais il faut rappeler que les controverses sont techniquement ardues et la matière juridique, comme le signale le Cabinet Landot & associés, complexifiée par les incohérences, les manipulations et les impérities gouvernementales dans la rédaction des circulaires, décrets et autres arrêtés sur le sujet.

Juste préciser que les processus de traitement et la nature des boues usées sont variées. Ces champs d’étude n’entrant pas dans mon domaine de compétences, voici un livret fournissant un socle de connaissance de base sur l’assainissement des eaux usées (dont la partie « traitement des boues» p.47 à p. 58) qui pourrait vous intéresser…

La_Cite_de_l_Eau_et_de_l_Assainissement_Livret_Sciences_et_Techniques.pdf (3,1 Mo)

pour revenir à l’arrêté modificatif, effectivement, il ne prend pas en compte la réalité du terrain notamment sur la durée de stockage : beaucoup de stations en boues liquides ne disposent pas de double silo qui permettrait de respecter la durée de stockage de 3 mois comme notifié dans cet arrêté. D’autant plus, qu’à ce jour, on note des contraintes techniques qui ne peuvent durer dans le temps pour la plupart des installations, mais qui ont également un impact financier pour l’hygiénisation des boues : suivi analytique, apport de lait de chaux,… avec des délais qui ne permettent pas d’épandre les boues rapidement. Cela sature les stations et risque de créer un dysfonctionnement du système épuratoire.

…pour le reste, je laisse les spécialistes aller plus en avant sur les dangers à venir…mais tout comme vous cela m’interpelle car depuis l’apparition du virus quelque soit la manière dans on essaie d’y voir un peu plus clair sur les tenants et les aboutissants des choix incohérents et tendancieux faits par ce gouvernement, nous nous apercevons que nous sommes en présence d’oukases gouvernementaux à propos desquels les scientifiques un tant soit peut indépendants restent perplexes.