De la révolte, largement inspiré de la pensée Camusienne

Je me révolte, donc nous sommes…,Mais qu’est-ce que cette volonté de faire une volte, un changement de direction, de pensée, d’être autre ???

Cette volonté n’est pas de tout nier, de s’autoriser à tout liquider, en revendiquant la liberté totale par le déploiement sans limite de l’orgueil humain. Nous sommes contre l’aveuglement d’une indignation qui perd toute raison, et finit par juger qu’il est indifférent de déconstruire, d’exterminer.

La révolte c’est ce refus du mensonge, de la terreur, de la servitude qui font régner le plus terrible des silences. Ce silence qui est imposé par l’oppresseur sur l’opprimé.

Alors que, la complicité, la communication révélées par la révolte ne pourront se vivre que dans le libre dialogue. Tout équivoque, tout malentendu suscite l’abrutissement cognitif; le langage clair, le mot simple nous sauvera de cet abrutissement.

Le dialogue d’homme à homme est plus fructueux que le monologue des religions totalitaires dicté du haut d’un absolutisme olympien.

La révolte n’est pas la revendication d’une liberté totale, elle a fait, au contraire, le procès de cette liberté totale.

La révolte ne revendique pas une indépendance générale, elle veut, simplement, que soit reconnue que la liberté à ses limites partout où se trouve un être humain. C’est ce qu’exprime l’article 4 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789.

Fidèle à cet article, le révolté exige sans doute une certaine liberté pour lui même; mais en aucun cas, il n’exige le droit de détruire l’autre et la liberté de l’autre. Il n’humilie personne, la liberté qu’il réclame, il la revendique pour tous.

Chaque liberté humaine est ainsi relative. La liberté absolue est celle que rejette le révolté car c’est une liberté qui se coupe de ces racines, trop souvent abstraite et nauséabonde, jusqu’a ce qu’elle trouve un corps malfaisant dans une idéologie.

C’est la révolte contre toutes les idéologies qui veulent corseter, modeler la réalité qui contredit la promesse du bonheur éternel que procurerait ces dites idéologies.

La révolte, c’est la lutte contre un centralisme bureaucratiques abstrait, c’est la lutte contre la pensée unique intolérante, et stigmatisante, c’est la lutte de la société concrète contre la société absolutiste, la liberté réfléchie contre la tyrannie violence, le libre arbitre citoyen contre la colonisation des masses.

Ces idéologies progressistes et internationalistes n’ont jamais cessé de se heurter aux exigences de la nature humaine, si bien traduite par les valeurs républicaines. L’homme révolte n’a jamais cessé de crier ces exigences à la face des progressistes et internationalistes césariens.

Les partis de la pensée autoritaire et césarienne tentent, constamment, avec leurs complices médiatiques et affairistes de submerger la révolte républicaine, le combat dure toujours, sans cesse ravivé par la complaisance des âmes lâches ( bien pensantes) et haineuses, représentées par les soixante-huitards nostalgiques, ils sont devenus des démons mesquins aigris ou nantis, ils n’ont de cesse de protéger leurs positions sociales et économiques, prêts à toutes les compromissions….

La tâche des révoltés est de combattre ce que certains hommes porte en eux, à savoir, le goulag, la violence l’extermination.La révolte, comme en parlait Maurice Barrès, c’est la séculaire volonté de ne pas subir. Cette volonté est au principe de ce combat qui doit nous permettre de tenir debout dans le mouvement incertain et violent de l’Histoire.

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Encore une belle chronique… qui aide à mieux cerner ses idées, ses opinions. A cet égard, j’avoue ne pas trop connaître la pensée camusienne et je le regrette un peu d’ailleurs…

Moi, je dirais que c’est d’abord « l’abrutissement cognitif » qui suscite le malentendu, l’équivoque… (et réciproquement ensuite, évidemment…). Du coup, qu’est-ce qui suscite « l’abrutissement cognitif » ? Ce n’est pas, comme on le croit souvent, une déficience chez un individu dans sa capacité ou faculté de connaître mais plutôt, une déficience, une faiblesse, dans sa capacité à reconnaître… ; ce qui suppose alors, bien souvent, que cet individu ait déjà compris un minimum de choses…

Qu’est-ce qui pourrait, ceci dit, caractériser le mieux ce qu’on appelle couramment un « abruti » ? Moi, je dirais précisément son refus systématique de savoir les choses ; ce qui implique qu’il ait déjà compris l’essentiel (ou suffisamment de choses) pour s’autoriser désormais à rejeter de façon quasi machinale tout savoir, tout accès à la vérité. Notre abruti est donc moins abruti qu’il n’y paraît… et à un point tel que quand ce « refus systématique du savoir » se fait abrutissement c’est à dire, quelque part, culture de la connerie, de la bêtise – comme on peut le voir aujourd’hui dans les plus hautes instances de l’administration politique – cet abrutissement parvint à revêtir l’apparat du savoir le plus pointu.

Non ! Notre imbécile aura simplement sous-estimer la difficulté que cela demande de réaliser des choses simples… ou plutôt qui lui paraissent désormais simples maintenant qu’il a appris à les connaître, et surtout, les reconnaître… c’est à dire les réaliser, les intégrer, les accepter, les incarner…

La vérité est surtout dure à encaisser…pas à comprendre (intellectuellement parlant). Notre abruti est bien souvent un faible, au sens où il ne fait plus simplement que de refuser une culture de l’effort (ce qui peut, à la limite, se comprendre quand on sait précisément reconnaître que les choses sur cette terre ne sont pas toujours aussi faciles qu’elles n’y paraissent et demandent généralement du temps avant de pouvoir en être jugées ainsi) mais la méprise avec une sorte d’orgueil, d’arrogance compensatoire qui s’ignore.

@Levagre , simple question : qu’entends-tu par « progressistes et internationalistes césariens » ?

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Très bien dit !

Pour le reste moi je dirais simplement que la plupart des gens font encore confiance aveuglement à ceux qui nous gouvernent, et aux médias, pour le reste ils ne veulent rien savoir et nous traiterons systématiquement de dangereux complotistes qui pensent que la terre est plate.

Après pouvons nous traiter tout ceux qui font naturellement confiance à nos élites, d’abrutis, je ne penses pas. Tout comme nous ne pouvons pas traiter d’abruti quelqu’un sous hypnose qui bêle comme un mouton.

Tant qu’à faire de beaux discours, et belles analyses, faites le sur ceux qui nous hypnotise, plutôt que sur les hypnotisés.

Vous pourrez dire autant de fois à un hypnotisé qu’il est hypnotisé, vous perdrez juste votre temps. Parcontre faites comprendre aux gens encore sain d’esprit qu’il se méfient de l’hypnose, de nos élites, de la corruption, des meRdias, de l’arnM, ça me parait plus utile.

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Tes réflexions sont justes, équivoques, malentendus et abrutissement, soit abrutissement et malentendus…. C’est l’œuf ou la poule… mais au bout du compte on retrouve la fameuse Rhinocerite… « Cette question lancinante me renvoie sans cesse à cette pièce d’Eugène Ionesco, Rhinocéros (1960), qui décrit la transformation inéluctable de toute une société composée d’individus libres en une masse grégaire, instinctive et brutale, passant de la diversité humaine à l’uniformité animale » ( un vrai abrutissement …n’est-il pas??)

J’ai vu qu’elle était en libre accès sur youtube, donc je crois que ce soir j’irais au théâtre… Thanks :wink:

Concernant la définition « progressistes et internationalistes », Il faut écouter les élites et certains de nos concitoyens qui se gobergent d’une phraséologie bourré d’éléments de langages convenus et adoubés par la pensée unique du politiquement correct, ils sont édifiants de prétentions vaines, et destructrices.
En général ces gens ont oublié le préambule des 2 dernières constitutions, à savoir la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen ( DDHC) du 26 août 1789, et ses 17 articles….
Quand, pour aller vite, on te demande d’être honnête, travailleur, respectueux, beaucoup détourne la tête et préfère aller vaquer à leurs petites affaires…
La DDHC est exigeante, certainement pour beaucoup, elle l’est trop, ils vont donc y piocher, de temps en temps, les éléments qui peuvent conforter leur petite vision du monde……petite vision car ces gens là font leur tambouille, avec une petite cuillère, dans une petite casserole, sur une petite cuisinière et dans leur toute petite cuisine….
C’est ça, entre autre, un progressiste internationaliste….