De la médiocrité des prestiges…

Penchons-nous, avec un peu du recul nécessaire, sur le constat de la médiocrité des hommes qui depuis plus de 40 ans passaient pour organiser, maîtriser l’expression de l’intérêt commun. La politique, au sens de la préoccupation de la vie de la cité, menait par nos gouvernants et hauts fonctionnaires, passait pour contrôler et administrer les activités des français, la crise sanitaire et d’autres, dont nous avons eu à connaître, ont fait souffler sur notre société une sorte de vent de désastre qui a dispersés comme une poignée de sable les responsabilités de ces individus arrogants, condescendants et méprisants.
Cette médiocrité s’est révélée au fil des années de plus en plus nettement à l’esprit de certains de nos concitoyens mais cela paraissait tellement difficile à imaginer, que beaucoup se garder de la dénoncer, même d’y croire. Beaucoup s’en défendaient comme d’une mauvaise pensée, comme d’un doute contre la foi.
Pourquoi cette tendance à l’incrédulité, face à cette médiocrité grandissante, assez simplement, me semble-t-il, au nom du prestige, des prestiges? Ces prestiges se sont construit sur la base d’un discours qui se veut représenter la morale, la propriété, la sûreté, la liberté. Malheureusement le quotidien infirme le contenu de ces discours démagogiques. Ainsi, moins il y a de mérites et de vérités dans ce monde élitaire, plus il paraît nécessaire de renforcer les prestiges.
Nous voyons bien que ces prestiges sont solidaires. On s’aperçoit, même, que le souci des prestiges réconcilie, en un moment les adversaires les plus acharnés.
Nous voyons bien, en prenant le recul nécessaire, combien ces prestiges ne peuvent à eux seuls tenir lieux de réalités, de transparence vraie….
Nous voyons bien, en prenant le recul nécessaire, s’accroître le nombre de ceux qui sollicitent, réclament, exigent la vénération non pour ce qu’ils valent, ni pour ce qu’ils sont, mais précisément pour ce qu’ils devraient être et ne sont pas, pour ce qu’ils « représentent » et n’ont malheureusement pas le courage d’ « incarner »!!
On peut donc légitimement se poser la question de savoir si les intérêts de la nation sont bien défendus par ces prestiges? Ou si ces prestiges défendent d’autres intérêts, et par là, seraient des équivalents « d’agents doubles »!?
Bien sûr, tout cela n’est que pure spéculation et exercice spirituel, d’un homme libre à la pensée libre….
Sine ira et studio…et à bon entendeur salut…

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wahou @Levagre vos messages sont toujours très intéressants mais un peu dur à lire aussi peut-être,
je crois qu’on peut résumer en quelques mots :
avant les politiques servaient le peuple, maintenant c’est le peuple qui sert les politiques ! :scream:

Et je dirai pour être particulièrement trivial, il nous prennent pour des imbeciles minables, à la bêtise abyssale. En fait la plupart de nos concitoyens sont de braves gens, et la complexité de la vie est telle qu’ils se raccrochent au premier beau parleur venu qui les rassurera, surtout s’il sait présenter les choses avec la prestance, la facilité d’expression qui lui donnera un certain prestige. Poudre aux yeux bien sûr, c’est toute la réflexion de La Boetie dans son livre sur la « servitude volontaire » qu’on ne peut se lasser de lire en ces temps bien sombre de mensonges et d’à peu près…

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Merci pour ces recommandations littéraires, c’est un livre qui était déjà dans ma liste de lecture, “Discours de la servitude volontaire”, mais cette liste n’avait aucun ordre de lecture, je vais le mettre en haut de la pile :+1: