Coup de gueule contre les "gestes barrière"

Ouragan sur la bise

Les frimas sont de rigueur
L’ordre et la loi imposent des barrières!
Que faisiez-vous autant chauds,
à vous embrasser, serrer, enlacer?
Pauvres inconfiants en la dissociation sociale!
Pour notre bien-être on nous impose la Pasteurisation des relations
L’accolade mise entre parenthèses.
Désormais on se hèle, s’apostrophhe à travers un filtre buccal
Seuls les comploteurs vont démasqués
Même les esquimaux leurs nez ne s’entrefrotteront plus!
L’homme, de loup , est devenu un virus pour l’homme.
Seul dans l’espace, dans sa capsule spéciale,
bien isolé; enfin en pleine santé?
Adieu corps étrangers; vides de toute vie
nous serons libres, remplis ras la gueule de gestes anti-biotiques.
Que restera-t-il de nos amours?
Un souvenir trouble, opiacifié par des drogue-caments; la mort-fine!
Mais l’espérance de vie rallongée jusqu’au saint Ehpad…

   Toute politique générant son propre sillage,
   Désormais l’acte révolutionnaire, la désobéissance suprême sera: 
   se toucher, s’embrasser sans s’en lasser
   Car la vie déteste les geôles; elle cajole, enjôle, rigole...
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