Baise ton prochain…

Baise to prochain, un livre de Dany-Robert Dufour. Dufour est un des experts français de Mandeville ( a l’époque, surnommé par ses détracteurs Man Devil ) penseur anglais, auteur de la « fable des abeilles ».
La thèse de Mandeville est très subversive! Extrait: « Il faut confier le destin du monde aux pervers ».
Mandeville formulait assez crûment la nouvelle morale qu’il préconisait : « Soyez aussi avide, égoïste, dépensier pour votre propre plaisir que vous pourrez l’être, car ainsi vous ferez le mieux que vous puissiez faire pour la prospérité de votre nation et le bonheur de vos concitoyens ».
Selon Mandeville les vices privés contribuent au bien public. « Le vice, écrit-il, est aussi nécessaire dans un État florissant que la faim est nécessaire pour nous obliger à manger. Il est impossible que la vertu seule rende jamais une Nation célèbre et glorieuse ».
Pour Mandeville, la constitution du lien social se fait dans, et sur le dos des acteurs citoyens , comme le résume la fameuse formule « vices privés, bien public ».
L’humanité, dit Mandeville, est divisée en deux : il y a d’un côté les scélérats qui refusent de renoncer à leurs désirs et à leurs pulsions ; de l’autre l’immense cohorte des honnêtes gens qui acceptent la frustration, la répression et la soumission. Entre les deux, une troisième classe d’hommes très peu nombreux, les « pires d’entre les hommes » qui feignent de renoncer à leurs désirs pour mieux berner tous les autres, des filous, des requins, des diablotins cyniques et menteurs. Or, c’est à eux que revient de conduire le monde. Car, et c’est là le scandale, « le bien procède du mal », c’est Mandeville qui parle! ( la période COVID, les a démasqués, pendant qu’ils nous bâillonnaient!!)
Selon de Mandeville c’est de la rouerie, de la perversité, de l’hypocrisie de quelques-uns, de leur enrichissement monétaire et de la satisfaction de leurs désirs coupables que naît l’harmonie et le bien.
Ben mon cochon! ( cri du cœur personnel).
La perversion guide le monde!!! Cette perversion est l’apanage de la classe des rusés amenés à diriger les hommes par le bout de leurs pulsions. Perversion qui est la caractéristique psychologique des grands capitalistes et dirigeants actuels et sans laquelle le libéralisme ne se fût jamais développé.
En fait, le génie de Mandeville permet de découvrir l’inconscient psychique des gouvernants, de nos gouvernants et autres grands manipulateurs financiers et industriels.
La radicalité de Mandeville, et ce pour quoi il sera rejeté par ses contemporains et honni par l’histoire, est de conférer une dimension politique essentielle à la pulsion et au désir.
Selon Mandeville c’est grâce à la corruption de l’âme humaine, son aptitude au déni, à la dénégation, sa propension à préférer les fictions plutôt que la réalité, son appétit de reconnaissance et sa volonté de trouver refuge dans le phantasme, que nos sociétés prospèrent.
Bernard de Mandeville constate que la libération des pulsions et que faire de l’argent l’objet de tous les désirs est le bon le cocktail du capitalisme, et de la réussite économique, bref l’honnêteté ne paye pas. Mandeville, délivre un vérité glaçante, il décrit le vrai visage d’un certain libéralisme, un libéralisme diabolique…
Cette description éclaire d’une manière éclatante la perversité des années Covid, pendant lesquelles on retrouve la rouerie, l’hypocrisie, la volonté d’enrichissement des uns et des autres, et cette perversité constamment renouvelé de vouloir mener nos concitoyens par le bout de leurs pulsions de peur, de soumission et de lâcheté, en dramatisant à outrance un phénomène biologique classique dans son agressivité envers les plus fragiles….
Et ils s’apprêtent à recommencer…
Nos hauts responsables de vrais Man Devil….et nos concitoyens les dindons bien farcis….

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Oui on peut dire qu’une des rares choses positives à tirer depuis la pLandemie covid c’est qu’on sait un peu mieux à quel point ceux qui dirigent le monde sont foncièrement mauvais.

Et oui c’est uniquement l’argent qui gouverne le monde. Le soucis c’est que pour être milliardaire une des clés et d’être quelqu’un sans scrupule, prêt à tout, en mettant derrière lui toutes les choses fondamentales qui font la beauté de la vie. Du coup pas étonnant que le monde devienne à leur image.

Mais on va pas non plus faire exploser toutes les banques du monde entier, ça ferait trop plaisir au nazi klaus Schwab et son “vous n’aurez rien et serez heureux”.

Alors quelle est la meilleure solution ?

Moi je dirai une meilleure répartition des richesses, mais pas entre les smicards et les rsaïstes. Plutôt entre les 1% de gens qui possèdent 99% de l’argent mondial, et les 99% de gens qui se partage tant bien que mal le 1% d’argent restant.

En fait y’a un pleins de solutions à mettre en œuvre, mais c’est peut être pas le meilleur lieu pour en discuter.

Pourquoi ‘‘nos hauts responsables’’ et ‘‘nos concitoyens’’ ? Tu te retires du lot ? C’est quand même présomptueux je trouve… Car on parle bien de pulsions, de désirs, de ce que tout le monde éprouve à un moment ou à un autre et continue d’éprouver dans sa vie. Qui n’est pas libéral (ou devrais-je dire occidental?) en France aujourd’hui ? Et d’ailleurs, aussi folles que soient les thèses de Mandeville, pourquoi ont-elles autant de succès chez les masses travailleuses ‘‘vertueuses’’, et donc pas seulement chez nos dirigeants ? Parce qu’il me semble qu’être « avide, égoïste, dépensier pour son propre plaisir » n’est pas l’apanage d’une seule élite au pouvoir, non ?..

Non, je t’embête un peu mon cher @Levagre car je tente d’amener au mieux ma remarque à ta chronique qui n’est évidemment pas de lui apporter une contradiction systématique mais de dire en quoi elle me semble incomplète ; en d’autres termes, de te dire ce qui me paraît ne pas être suffisant dans le développement de ta chronique alors qu’elle (ainsi que la plupart de tes autres chroniques) demeure nécessaire à bien des égards, je crois.

d’ailleurs, en passant, j’aime beaucoup le titre … car il interpelle finalement sur la lente usurpation qu’a accomplie notre société libérale jusque dans nos rapports les plus intimes, notamment avec les femmes… mais ce serait trop s’écarter du sujet.

Ce que Mandeville ignore (et ses suiveurs aujourd’hui) en prétendant « faire le choix » de vivre en mode ‘‘pervers et fiers de l’être’’, c’est que justement, ils ne sont plus en capacité de choisir quoique ce soit, dans la mesure où ils ne sont déjà plus maîtres d’eux-mêmes (et ne semblent pas s’en apercevoir) ; leurs pulsions et autres désirs morbides ayant déjà pris le contrôle. Mais Mandeville joue finalement du relativisme de Nietzche, avec manifestement moins de talent…

Aussi, je crains que demeurer dans une vision binaire avec, d’un côté, les méchantes élites et, de l’autre, le naïf troupeau de citoyens ne peut plus suffire pour comprendre et situer les propos d’un Mandeville et peut se révéler, à terme, un handicap parfaitement exploitable par ce « mal moderne » qu’est « l’aliénation politique » (ou l’aliénation politisée, comme on veut) qui démontre, par là, le haut niveau de conscience politique qu’il requiert désormais chez le citoyen lambda…
Jeter donc d’un revers de la main les thèses de Mandeville (et lui avec) en les classant dans la catégorie ‘‘folie’’ se révèle finalement du même ordre (i.e ne pas regarder la vérité en face) que prétendre pouvoir choisir ( sous-entendu en pleine conscience) de vivre comme un pervers. A cet égard, « l’illusion de choisir » s’inscrit dans une démarche de négation du réel, et de son sens intime, la plus radicale car la plus aboutie. Sans être fou lui-même, Mandeville se pose comme figure de « l’aliénation politique », celle qui ne parvient jamais à prendre conscience d’elle-même dans la mesure où elle passe son temps à se nier…

Cela fait d’ailleurs écho à ta chronique sur la « double pensée », capable d’admettre un jour que la lune existe et - le lendemain ou en même temps - d’admettre qu’elle n’existe plus. Ce partitionnement de la pensée reflète le pouvoir de négation qu’a atteint la pensée moderne aujourd’hui en ayant perdue toute capacité de synthèse, même sur un plan politique, comme on peut le constater avec la crise. Autrement dit, en étant capable de faire plusieurs choses à la fois mais au point d’oublier ce qu’on faisait au final et pourquoi on le faisait… « Il n’y a pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir » …

Je ne comprends pas pourquoi on s’acharne autant sur les mecs qui sont au RSA… Penses-tu que toucher le RSA ou gagner le SMIC aient véritablement une responsabilité dans la situation actuelle de la France ?

et moi je ne comprend pas pourquoi on coupe un paragraphe en deux, en posant une question sur une partie, alors que la réponse est dans la deuxième partie, la répartition des ressources devrait à mon humble avis se situer plutôt à ce niveau là :
“Plutôt entre les 1% de gens qui possèdent 99% de l’argent mondial, et les 99% de gens qui se partage tant bien que mal le 1% d’argent restant.”

si mon charabia vous parait toujours pas assez clair, ce que je peux concevoir aussi, vous pouvez inclure les cadres supérieurs dans mon groupe Smic/Rsa, la logique restera la même

Peut-être parce que la première est très concrète… et que la seconde est énormément plus abstraite… et que la juxtaposition des deux rend probablement leur lien de causalité beaucoup plus ténu et n’aide pas forcément à comprendre l’idée générale de ton paragraphe (sans pour autant le qualifier de charabia).

Parce qu’en passant, répartir CONCRÈTEMENT 99% de l’argent mondial, ça peut s’appeler inflation… voire même crise mondiale…

Maintenant, pour ce qui est de ma question bête, je m’en excuse…

Je me suis sûrement mal exprimé alors.

Je pense juste que si on est dans un merdier pareil c’est parce que maintenant il n’y a qu’une seule chose qui fait tourner le monde : l’argent !

Le 1er pouvoir, 2em, 3em, 4em (les médias), tout ça à été balayé par juste un peu de corruption (et de suicides/accidents…) par ci par là. Aller un exemple au hasard :

Maintenant c’est le WEF qui nous prédit le futur avec leur chaîne YouTube, c’est Bill Gates qui sait exactement quand tel virus (pas informatique) va arriver, c’est haarp qui décide de la météo, on détruit les vies de ceux qui refusent une thérapie génique expérimentale, on parle de fermer des comptes bancaire pour n’importe quelles raisons plus débiles les unes que les autres etc En gros ils font ce qu’ils veulent, jusqu’à avant le covid ca m’étais assez égal et je ne m’intéressais pas du tout à tout ça. Mais quand je vois les dégâts tout autours de moi, et dans le monde, créés par tout ce qui est en place depuis cette pLandemie je dis STOP!!! Franchement là le peuple doit se réveiller et se défendre au moins au nom de la légitime défense et pour le futur de l’humanité !!!

Ce que je voulais dire pour l’argent, c’est que souvent ceux qui gagnent entre 1x et 2x le smic se plaignent de payer trop d’impôts, pareil pour les chefs d’entreprise, au final y’a des personnes qui auraient droits aux aides sociales qui n’y vont même pas car ils ont honte, etc Et on se noie dans une goute d’eau, on en oublis où se situe le vrai problème. Je le répète on est 99% d’humains à se partager 1% de l’argent mondial. Une meilleure répartition me paraît être une bonne solution de UN pour que plus de gens soient HEUREUX et au moins ne meurent plus de faim, et de surtout de DEUX que ceux qui possèdent toutes les richesses du monde arrêtent de croire que la planète n’appartient qu’à eux et qu’à leur yeux nous sommes que des bouches inutiles à nourrir, et qu’ils arrêtent de s’amuser à réduire la population mondiale ou part des virus créés en laboratoire, ou par des injections qualifiées pourtant d’armes biologiques par pas mal de scientifiques, ou par la peur constante (guerre, famine, crise économique , tomates tueuses, ou n’importe quelles autres délires sorti tout droit du cerveau de ces sociopates du NWO), ou le mélange des 3 à la fois.

Je sais pas si cette fois c’est plus clair, désolé de ne pas avoir votre talent d’écriture Gwen et Levagre.

Peut être que le but du NWO est de nous faire détester l’argent, que ce soit nous qui détruisions le banques de nous mêmes, comme ça ont leur fait leur great reset sans qu’ils aient à se salir les mains, et ils n’ont plus qu’à se poser comme une fleur pour instaurer leur monnaie 100% numérique basée sur le crédit social, avec des micro puces implantées partout dans notre corps.

Non, tu t’es très bien exprimé et ce n’était pas le problème. J’ai simplement réagi sur un point de ta réponse qui s’est révélé une mauvaise interprétation de ma part. Pas clair… mais à mon sens… pas forcément à celui de tes autres lecteurs…
Ce n’était donc pas la peine d’aller jusque là, même si je te remercie pour le partage.

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